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Louis Henri Ier De Bourbon

Louis Henri Ier de Bourbon

Louis Henri de Bourbon (Versailles, 18 août 1692Fontainebleau, 27 janvier 1740), duc de Bourbon (« M. le Duc ») puis prince de Condé (« M. le prince »). Fils de Louis III de Condé, il devint aîné de sa branche en 1710. À la mort du duc de Berry en mai 1714, il passa en huitième rang dans l'ordre de succession, derrière le dauphin (futur Louis XV), le roi d'Espagne, le prince des Asturies, l'infant Philippe, l'infant Ferdinand, le duc d'Orléans et son fils le duc de Chartres.

Chef du Conseil de régence

Le testament du roi Louis XIV lui donnait une place au Conseil de régence dès qu'il aurait atteint sa majorité (24 ans). Le 2 septembre 1715, après la mort du roi, se tint une séance solenelle dans la grand chambre du Parlement de Paris, réunissant les cours souveraines, les princes du sang et les ducs et pairs. C'était la coutume pour proclamer la Régence. Il fut donné lecture du testament de Louis XIV et de l'édit d'août 1714 relatif au droit de succession des bâtards. Le duc d'Orléans se fit proclamer régent par les gens du roi. Il réclama l'admission immédiate du duc de Bourbon au Conseil, avec le titre de chef. Le duc de Bourbon, grand maître de France, réclama également que le commandement des troupes, attribué par Louis XIV au duc du Maine, fût confié au régent. Bourbon et Maine s'échauffèrent beaucoup, mais le duc d'Orléans et lui obtinrent gain de cause. Par la suite, M. le Duc s'employa à diminuer le rang des bâtards. En août 1716, accompagné de son frère le comte de Charolais et de son cousin le prince de Conti, il demanda à Louis XV un lit de justice pour abolir les dispositions de 1714. Le 1 juillet 1717, le Conseil de régence révoqua l'édit de 1714 et la déclaration du 23 mai 1715. Néanmoins, les bâtards conservaient leurs privilèges, notamment la préséance sur les ducs et pairs. Lors du lit de justice du 26 août 1718, les bâtards perdirent leurs honneurs, et le duc de Bourbon s'arrogea la surintendance de l'éducation de Louis XV.

Premier ministre

Le 2 décembre 1723, à la mort du duc d'Orléans, le duc de Bourbon demanda au roi sa succession comme premier ministre. Conseillé par M de Fleury, Louis XV accepta. Il s'engagea néanmoins à ne jamais consulter Bourbon en son absence. Laid, grand et borgne, le duc de Bourbon passait pour « peu esprité », selon l'expression de l'époque. Le cardinal de Bernis écrivit dans ses Mémoires au sujet du premier ministre : :« Si la probité et les bonnes intentions avaient suffi pour remplir ce poste important, M. le Duc aurait pu espérer d'y réussir : mais les grands talents lui manquaient, et souvent les bons conseils. » Il était de caractère inconstant et emporté. Cela ne l'avait pas empêché de faire fortune (plus de 20 millions de livres) grâce au « système de Law ». Sa maîtresse, la marquise de Prie, avait beaucoup d'influence sur lui. Elle se contentait néanmoins de protéger les arts et les lettres. De fait, Bourbon abadonna une partie des affaires à Fleury, en particulier les affaires religieuses, et donc la querelle de la bulle Unigenitus. M. le Duc s'attira la sympathie de Louis XV en l'invitant souvent à chasser à Chantilly. Sa première tâche réelle fut de trouver une femme pour le jeune roi, désormais capable de procréer. Or, sa fiancée, l'Infante-Reine, était encore en bas âge. Le nouveau duc d'Orléans était donc le premier dans l'ordre de succession, et le duc de Bourbon ne voulait pas courir le risque de le voir monter sur le trône. À la fin du février 1725, Louis XV dut s'aliter pour avoir trop mangé et chassé. Affolé, le duc de Bourbon résolut de lui trouver une nouvelle fiancée. On l'entendit marmonner : « S'il en réchappe, il faut le marier. » Le 1 mars, l'Infante-Reine fut renvoyée. M. le Duc et Fleury passèrent en revue les candidates et arrêtèrent leur choix sur Marie Leszczyńska. Le mariage fut célébré dans le courant de l'année. Après deux ans d'excercice, le duc de Bourbon se trouvait détesté de tous. Suite à l'effondrement du système de Law, il fallait assainir les finances, exercice qui rendait peu populaire. M. le Duc finit par prendre ombrage de la présence continuelle de Fleury. À la fin de 1725, il demanda à la reiner de l'aider. Reconnaissante du rôle joué dans son mariage, celle-ci accepta. Elle fit mander Louis XV qui, arrivant dans ses appartement, y trouva le duc de Bourbon. Celui-ci explique ses griefs au jeune roi, qui demeura impassible. Bourbon insista et demanda s'il avait déplut au roi. Louis XV acquiesça, et seul Fleury avait toute sa confiance. Fleury, informé, quitta la Cour en prétendant qu'il voyait bien qu'on n'avait plus besoin de lui. Effondré, Louis XV força le duc de Bourbon à lui demander de revenir. M. le Duc resta nominalement au pouvoir jusqu'au 11 juin 1726, quand le roi l'exila à Chantilly. Il épousa en 1713, Marie-Anne de Bourbon-Conti (16921720), fille de Louis François de Bourbon, prince de Conti. Il épousa en 1728, en secondes noces, Marie-Caroline de Hesse-Rheinfels-Rotenburg. Il en eut entre autres Louis Joseph, futur prince de Condé. Conde Louis 04 Conde Louis 04 Conde Louis 04

Versailles

Versailles est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Versaillais. Le terme Versaillais servit également à désigner les troupes régulières lors des évènements de la Commune parce que le gouvernement siégeait dans la ville. Le nom de « Versailles » vient probablement du latin, versare, verser, retourner. Le terme, daté du , aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).

Géographie

La ville, chef-lieu du département des Yvelines, est située à 19 km au sud-ouest de Paris. Elle est desservie par cinq gares (Versailles-Chantiers, Versailles-Rive-Droite, Versailles-Rive-gauche, Montreuil et Porchefontaine) et se trouve à proximité immédiate de l'autoroute A13 (dans une zone connue sous le nom de « triangle de Rocquencourt ») et de l'autoroute A86.

Quartiers

A86 Versailles comporte six quartiers principaux :
- le quartier des Chantiers, avec la gare du même nom.
- le quartier Saint-Louis proche du château, qui comprend une zone historique, et où se trouve la cathédrale Saint-Louis, le potager du roi et la pièce d'eau des Suisses ;
- le quartier Notre-Dame, symétrique du quartier Saint-louis par rapport à l'axe du château, ou l'on peut voir l'église Notre-Dame et parcourir la rue commercante de la Paroisse ;
- les quartiers de Montreuil, Porchefontaine et Clagny-Glatigny, essentiellement résidentiels. Il faut citer en outre les quartiers de Jussieu Petits-Bois, Picardie et le quartier de Satory.

Cimetières

La Ville de Versailles compte 4 cimetières : le cimetière Notre-Dame, le cimetière Saint-Louis, le cimetière des Gonards et le cimetière de Montreuil.

Villes limitrophes

Vaucresson, Marnes-la-Coquette, Ville-d'Avray, Viroflay, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Guyancourt, Saint-Cyr-l'École, Bailly, Rocquencourt, Le Chesnay

Histoire

Au début du , Versailles n'est qu'un modeste logis construit par Louis XIII, au milieu des forêts. C'est son rendez-vous de chasse favori. En 1661, son fils, le roi Louis XIV décida de l'agrandir. Très vite, la petite maison de campagne se transforma en un prestigieux château et l'on aménagea un grand parc arboré tout autour. Il devint le symbole de l'absolutisme. Jusqu'au règne de Louis-Philippe, le château de Versailles et son parc furent aménagés et réaménagés. La grande tempête du 26 décembre 1999 ravagea les plantations du parc et permit finalement de mettre en place un grand programme de replantation des essences originelles dans leur alignement d'époque. Pendant la guerre de 1870, la ville est occupée par les Prussiens qui y établissent leur quartier général du 18 septembre 1870 au 12 mars 1871. En 1871, pendant l'insurrection de la Commune de Paris, le gouvernement français et l'assemblée nationale s'installent à Versailles.

Économie

Principales entreprises :
- GIAT industries, groupe public d'armement implanté au camp de Satory (siège du groupe et centre de recherche et développement dans le domaine des chars et blindés légers. On trouve également Citroën Sport également à Satory.

Culture

Personnages célèbres


- Louis XIV (1638-1715) roi de France de 1643 à 1715.
- Louis XV (1710-1774) roi de France de 1715 à 1774.
- Louis XVI (1754-1793) roi de France de 1774 à 1791 puis roi des français de 1791 à 1792.
- Louis XVII (1785-1795)
- Louis XVIII (1755-1824) roi de France d'avril 1814 à mars 1815 et de 1815 à 1824.
- Charles X (1757-1836) roi de France de 1824 à 1830
- Cardinal Pierre Gerlier (1880-1965), archevêque de Lyon (1937-1965).
- Général Lazare Hoche (1768-1797)
- Général d'Empire Gaspard Gourgaud (1783-1852)
- Maréchal Louis-Alexandre Berthier (1753-1815) chef d'état-major de la Grande Armée de Napoléon.
- Ali, Louis Etienne Saint-Denis, dit le Mamelouk (1788-1856) de Napoléon.
- François Achille Bazaine (1811-1864) maréchal de Napoléon III (1864)
- Jean-Antoine Houdon, sculpteur
- Ferdinand de Lesseps
- Arnaud Bonnamy, (1972- ) Chimiste
- Michel Gondry, (1963- ) réalisateur.

Personnages célèbres décédés à Versailles


- Louis XIV y meurt de gangrène le 1er septembre 1715.
- Louis XV y meurt de la variole le 10 mai 1774.

Monuments


- Le château de Versailles il fut le siège de la cour des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. L'Angleterre y reconnut l'indépendance des États-Unis (1783), l'unification du IIe Reich (1871) y fut proclamée et on y signa le traité de Versailles (1919), dans la galerie des Glaces et c'est toujours au Château que se réunissent en congrès les députés et sénateurs pour y ratifier toute modification de la Constitution.
- Le Grand Trianon
- Le Petit Trianon
- La Salle du jeu de paume
- Les Écuries de la Reine
- Le Potager du Roi
- L'église Notre-Dame
- La cathédrale Saint-Louis
- L'église Saint-Symphorien
- Le cloître des Récollets
- Le lycée Hoche, ancien couvent de la Reine
- la gare de Versailles-Rive-Gauche, bâtiment en pierre, fonte et verre, inauguré en 1840 (terminus de la ligne C du RER).

Musées


- Musée Lambinet
- Musée des carrosses
- Musée du Parlement
- L'osmothèque, « la mémoire vivante des parfums »

Jumelages


- Pouchkine, ville de Russie située à 26 km de Saint-Petersbourg

Références

Voir aussi

Communes des Yvelines | Château de Versailles

Lien externes


- [http://www.mairie-versailles.fr/ Mairie de Versailles, site officiel]
- [http://www.versailles-tourisme.com/index.html Office de Tourisme de Versailles]
-
ja:ヴェルサイユ

1692

Catégorie:1692
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Années 1670 | Années 1680 | Années 1690 | Années 1700 | Années 1710
1687 | 1688 | 1689 | 1690 | 1691 | 1692 | 1693 | 1694 | 1695 | 1696 | 1697
---- Cette page concerne l'année 1692 du calendrier grégorien.

Événements


- 13 février : massacre de Glencoe en Écosse.
- Défaite de la flotte française à la bataille de La Hougue, face aux Néerlandais.

Naissances en 1692


-

Décès en 1692


- ko:1692년

Fontainebleau

Voir aussi:
- Fontainebleau (Québec), Ancienne municipalité du Québec. ---- Fontainebleau est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bellifontains.

Géographie

Fontainebleau est située au sud-est du département. La commune, qui s'étend sur 17 205 hectares, est la plus vaste de la région Île-de-France, et est presque entièrement recouverte d'une forêt qui s'étend également sur quelques communes limitrophes (25 000 hectares au total). Cette forêt est un lieu de promenade pour les Parisiens, mais surtout son relief très accidenté en fait un lieu très réputé pour la pratique sportive de l'escalade, et ses nombreux rochers en font un endroit idéal pour pratiquer la varappe. L'agglomération melunaise se situe à la limite nord de la forêt, et au nord ouest il y a Barbizon, un village célèbre pour les nombreux peintres impressionnistes qui y ont passé leur vie. Divers endroit de la forêt sont recouverts de silice (quartz) à l'état brut. Les nombreuses plantations de résineux effectuées par l'Office national des forêts sont critiquées par certains qui estiment que cela a mis à mal la diversité de son écosystème, à l'origine plutôt à base de feuillus. Image:ForetFontainebleau1.jpg|Vue panoramique de la forêt de Fontainebleau Image:ForetFontainebleau2.jpg|Sous-bois de la forêt de Fontainebleau Image:Foret_Fontainebleau_automne_01.jpg|La forêt à l'automne Image:Foret_Fontainebleau_automne_02.jpg|La forêt à l'automne

Démographie

Population : 36 713 pour l'agglomération qui comprend principalement Avon, ville « jumelle » où se trouve en particulier la gare, banlieue et grandes lignes.

Histoire

Fontainebleau trouve son nom en 1169. Ce hameau est doté d'un rendez-vous de chasse et d'une chapelle par Louis VII. Saint-Louis qui appréciait beaucoup Fontainebleau qu'il appelait ses « déserts », y fait contruire un pavillon et un hôpital. Philippe le Bel y naît et y meurt. En 1814, Napoléon fait ses adieux dans la cour du Cheval Blanc du château de Fontainebleau, résidence favorite de l'Empereur. Fontainebleau est un état major de l’OTAN jusqu’en 1967. Aujourd’hui, la ville accueille une grande école d’affaire qui lui donne une renommé internationale : l’INSEAD ainsi qu'une annexe de l'Ecole des Mines de Paris.

Économie

Fontainebleau est une ville relativement touristique. Elle attire aussi les étrangers car elle abrite l'une des écoles mondialement réputées de l'INSEAD.

Administration

De 1926 à 1988, la ville avait perdu son statut de sous-préfecture et n'était plus qu'un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Melun.

Personnages célèbres


- Philippe IV, dit Philippe le Bel (1268-1314), mort à Fontainebleau, roi de 1285 à 1314
- François II (1544-1560) né à Fontainebleau, roi de France de 1559 à 1560.
- Henri III (1551-1589) est né à Fontainebleau, frère du précédent, il fut roi de 1574 à 1589)
- Louis XIII (1601-1643) est né à Fontainebleau, il fut roi de France de 1610 à 1643.
- Pierre Gobert, (16221744), Peintre français.
- Jean-Claude Gorjy écrivain natif de fontainebleau.

Monuments et lieux touristiques

Jean-Claude Gorjy, USA]] Fontainebleau abrite un célèbre château royal, autrefois simple rendez-vous de chasse, plusieurs fois agrandi depuis François Ier. C'est là que Louis XIV révoqua l'Édit de Nantes par l'Édit de Fontainebleau le 18 octobre 1685. C'est dans la cour (appelée depuis cour des adieux), devant le château, que l'empereur Napoléon Ier abdiqua devant sa garde impériale en 1814. 1814

Jumelages

Fontainebleau est jumelée avec les villes de Konstanz (Allemagne) et Richmond (Grande-Bretagne).

Liens externes

[http://www.fontainebleau.fr/ Site officiel de la ville] [http://www.insead.edu/ INSEAD] Catégorie:Commune de Seine-et-Marne ja:フォンテヌブロー

1740

Catégorie:1740
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Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760
1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744 | 1745
---- Cette page concerne l'année 1740 du calendrier grégorien.

Événements


- Création du métier à tisser de Jacques de Vaucanson.
- Début de la guerre de Succession d'Autriche (fin en 1748).
- Début du pontificat de Benoît XIV (fin en 1758).
- Début du règne de Frédéric II de Prusse (fin en 1786).
- Début du règne de Marie Thérèse, impératrice germanique (fin en 1780).
- La Prusse institue la tolérance religieuse et supprime la torture.
- Le Bengale se déclare indépendant en Inde.
- Le peintre français Jean Siméon Chardin peint le Benedicite.
- Première publication du Fragment de Muratori.

Naissances en 1740


- 4 février : Adam Philippe Custine, général français, († 1793).
- 17 février : Horace-Bénédict de Saussure, Naturaliste et géologue, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme. († 1799)
- 2 juin : Marquis de Sade, écrivain français, († 1814).
- 24 juin : Père Juan Ignacio Molina, prêtre jésuite et naturaliste chilien († 1829).
- 27 juin : John Latham, médecin, naturaliste et écrivain britannique († 1837).
- 23 août : Ivan VI de Russie, tsar de Russie de 1740 à 1741 († 1764)
- 26 août : Joseph-Michel Montgolfier, inventeur français, († 1810).
- 20 octobre : Belle de Zuylen, écrivain français, († 1805).
- 29 octobre : James Boswell, écrivain anglais, († 1795)

Décès en 1740


- 9 février : Vincent Lübeck, organiste allemand, (° 1656).
- 20 octobre : Charles VI d'Autriche, empereur germanique, (° 1685).
- 28 octobre : Anna Ivanovna, tsarine de Russie. ko:1740년 ms:1740 simple:1740

1710

Catégorie:1710
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Cette page concerne l'année 1710 du calendrier grégorien.

Événements

Premier trimestre


- 29 janvier : Adoption par la Russie de l'alphabet cyrillique moderne.

Deuxième trimestre


- 10 avril : Entrée en vigueur de la loi anglaise sur le copyright.

Troisième trimestre


- Juillet : Le tsar de Russie Pierre Ier le Grand s’empare de Riga et des îles Baltes, anciennes possessions suédoises.
- 27 juillet : Victoire des Impériaux sur les Franco-Espagnols à la Bataille d'Almenara.
- 20 août : Victoire des Impériaux sur les Franco-Espagnols à la Bataille de Saragosse.
- 19 septembre : Echec français devant Rio de Janeiro.
- 28 septembre : Les Impériaux entrent à Madrid, mais préfèrent évacuer à l'annonce de l'arrivée des renforts français.

Quatrième trimestre


- 14 octobre : France : Instauration du « dixième », impôt proportionnelle de 10% sur tous les revenus.
- 16 octobre : Acadie : Les Anglais prennent définitivement position à Port-Royal.
- 3 décembre : Philippe V de retour à Madrid.
- 5 décembre : Inde : Grande révolte Sikhs sous la conduite de Baba Gurbakhash Singh ponctuée par une victoire face aux troupes du Mughal lors de la Bataille de Sadora.
- 9 décembre : Victoire française sur les Impériaux à la Bataille de Brihuega.
- 10 décembre : Victoire française sur les Impériaux à la Bataille de Villaciosa.

Chronologies thématiques

Arts
- Age d’or du très influent salon littéraire de la marquise de Lambert. Sciences
- Le Britannique Edmund Halley établi que les étoiles ne sont pas fixes mais qu'elles ont contraire un mouvement propre.
- L'Irlandais George Berkeley publie son Traité sur les principes de la connaissance.

Naissances en 1710


- 4 janvier : Gian Battista Pergolesi, musicien italien († 1736).
- 15 février : Louis XV, roi de France, arrière-petit-fils de Louis XIV († 1774).
- 14 mai : Adolf Frederick, roi de Suède († 1771).
- 28 mai : Thomas Arne, musicien britannique († 1778).
- 20 août : Thomas Simpson, mathématicien britannique († 1761).
- 3 septembre : Abraham Trembley, naturaliste suisse.

Décès en 1710


- 19 septembre : Ole Romer, astronome danois (° 1644).
- 21 novembre : Bernardo Pasquini, musicien italie1637). __NOTOC__ ko:1710년 ms:1710

1714

ko:1714년 ms:1714 Catégorie:1714
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Années 1690 | Années 1700 | Années 1710 | Années 1720 | Années 1730
1709 | 1710 | 1711 | 1712 | 1713 | 1714 | 1715 | 1716 | 1717 | 1718 | 1719
---- Cette page concerne l'année 1714 du calendrier grégorien.

Événements


- 7 janvier : Invention de la machine à écrire par Henry Mill d'Angleterre.
- 15 mars : Hagopdjan de Deritchan, Arménien de Nation, le plus riche marchand de cette contrée, choisi par le khan d' Erevan pour accompagner l'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg, quitte cette ville et prend la route de l'Europe pour transporter des présents du Shah de Perse Hussein Ier au roi de France Louis XIV.
- 11 septembre : Barcelone tombe sous les armées coalisées d'Espagne et de France, par suite au retrait des Autrichiens (traité d'Utrecht).
- 23 octobre : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg et dix-huit de ses gens, embarqués clandestinement au port d'Ayas en Cilicie sur un navire français, arrive à Marseille avec des présents du Shah de Perse Hussein Ier au roi de France Louis XIV.
- 28 octobre : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg fait son entrée solennelle dans Marseille, accueilli en grandes pompes par les autorités marseillaises et l'Intendant du roi, qui, pour faire honneur aux présents Shah de Perse, les envoya chercher en cérémonie « dans la maison de l'Arménien qui les avaient apportés ».
- 23 décembre : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg et son équipage, dont Hagopdjan de Deritchan qui deviendra l'année suivante consul de Perse à Marseille, commencent le voyage vers Paris, accompagnés de M. Pidou de Saint-Olon, gentilhomme délégué par le roi, et escortés par un détachement de cavalerie de la Reine et des gardes royaux.
- Ahmed Bey se rend indépendant des Ottomans et fonde la dynastie karamanli à Tripoli.
- Début du règne de Georges I d'Angleterre (fin en 1727). Hanovre et Angleterre sont réunis.
- Début du règne de Taninganway Min de Birmanie (fin en 1733).
- Fin de la quatrième Guerre de Louis XIV de France.
- Le Luxembourg passe sous le contrôle des Habsbourg d'Autriche.
- Le philosophe et savant allemand Wilhem Leibnitz rédige en français son œuvre majeure « La Monadologie ».
- Le luthier italien Antonio Stradivari souvent appelé Stadivarius construit ses violons à Crémone.
- Le physicien allemand Daniel Fahrenheit construit son thermomètre à mercure.
- Edmond Halley découvre l'Amas d'Hercule.

Naissances en 1714


- 6 juin : Joseph I du Portugal
- 17 juin : César-François Cassini, astronome français
- 2 juillet : Christoph Willibald Gluck, compositeur, allemand, († 1787).

Décès en 1714


-

Philippe V d'Espagne

Philippe V (Versailles, 19 décembre 1683Madrid, 9 juillet 1746), roi des Espagnes et des Indes (17001746). Né Philippe de France, prince et fils de France. Deuxième fils du Grand Dauphin et petit-fils de Louis XIV, il est d'abord titré duc d'Anjou. Il est baptisé en 1687 et reçoit en 1689 le duc de Saint-Aignan comme gouverneur. En 1690, il perd la dauphine sa mère, née Marie-Christine de Wittelsbach (1660-1690).

La succession espagnole

À la fin des années 1690 se pose le problème de la succession d'Espagne : Charles II d'Espagne, surnommé el Hechizado (« l'ensorcelé »), est malingre et contrefait, de santé très délicate et sans postérité. Avant même sa mort, les grandes puissances européennes tentent de s'entendre pour s'approprier son royaume. L'enjeu est important : si l'Espagne va aux Bourbons ou aux Habsbourg d'Autriche, c'est le fragile équilibre européen qui sera détruit. Finalement, pressé par le cardinal Portocarrero, son principal conseiller, Charles II choisit la solution française. Le 2 octobre 1700, il fait du jeune duc d'Anjou son légataire universel, bien que l'héritier légitime du trône espagnol fût son père le Grand Dauphin (fils de la sœur aînée de Charles II). En cas de mort ou d'accession sur le trône de France du duc d'Anjou, la couronne espagnole devait revenir au duc de Berry, puis à défaut à l'archiduc Charles (futur Charles VI). Charles II meurt le 1 novembre 1700. La nouvelle arrive le 9 novembre suivant à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonce à la cour qu'il accepte le testament de Charles II. Cette journée est restée fameuse. Le roi de France présente ainsi son petit-fils, âgé de dix-sept ans, qui ne parle pas un mot d'espagnol : :« Messieurs, voici le roi d'Espagne ! ». Puis il déclare à son petit-fils : :« Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français pour entretenir l'union entre nos deux nations ; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe. » Castel dos Rios, l'ambassadeur espagnol, s'exclame : :« Il n'y a plus de Pyrénées ! » Toutes les monarchies européennes, sauf l'Empire, reconnaissent le nouveau roi.

L'arrivée en Espagne

Le duc d'Anjou quitte Versailles le 4 décembre, lesté dInstructions en 33 articles de Louis XIV résumant la conception du pouvoir louisquatorzienne. Il arrive à Madrid le 22 janvier 1701. Quelques mois plus tard, les erreurs politiques s'accumulent:
- Première « erreur », le Parlement de Paris a conservé par lettres patentes, le 1 février 1701, les droits de Philippe V à la couronne de France : cette décision pose, encore aujourd'hui, le problème de la Succession au trône de France.
- Deuxième erreur, toujours en février, Louis XIV, à la demande du conseil de régence espagnol, envoie des troupes occuper des garnisons hollandaises sur la frontière des Pays-Bas espagnols, garnisons installée en vertu d'un traité bilatéral signé en 1698.
- Troisième erreur, des Français s'installent aux postes importants à Madrid. C'est également Louis XIV qui pilote le mariage de Philippe V avec Marie-Louise Gabrielle de Savoie, et donne pour guide et
camarera mayor au nouveau couple une amie de Madame de Maintenon, la redoutable princesse des Ursins. Dès lors, les couronnes européennes craignent de voir l'Espagne devenir un protectorat français. C'est la guerre de Succession d'Espagne. Philippe V sauve finalement son trône grâce à la victoire du maréchal de Vendôme à Villaciosa, en 1710. Le traité d'Utrecht le confirme dans ses droits, tout en le contraignant à renoncer solennellement, pour lui et ses descendants, à la couronne de France (ces renonciations, discutables d'un point de vue juridique mais enregistrées légalement dans les deux pays, sont l'un des points d'achoppement de la querelle entre orléanisme dynastique et légitimisme). Sa couronne lui reste également aux prix de pertes de territoire, notamment Gibraltar, Minorque, et des territoires italiens. Par ailleurs, tout en ayant signé le traité, l'empereur Charles VI de Habsbourg continue à porter le titre de roi d'Espagne, et à traiter Philippe V en usurpateur. L'Espagne reste alors sous influence française, par l'intermédiaire de Jean Orry, chargé des finances, qui mène une politique de centralisation administrative à la française.

Règne

À la mort de sa femme, Marie-Louise de Savoie (1688-1714), Philippe V se remarie, en 1714, avec Élisabeth Farnèse, sœur du duc de Parme, par l'intermédiaire de l'abbé Giulio Alberoni, futur cardinal, et âme damnée de la reine. La nouvelle reine fait renvoyer prestement la princesse des Ursins. Alberoni, qui gouverne en sous main le faible Philippe V, mène une politique qui conduit, suite à un incident mineur fin 1728 (arrestation en Milanais du Grand Inquisiteur), à une guerre contre la France et l'Angleterre, et finit par être renvoyé en 1719. En 1724, Philippe V abdique en faveur de son fils aîné Louis, mais la mort prématurée de celui-ci, sept mois plus tard, le fait ceindre de nouveau la couronne. En mars 1725, il rompt avec la France qui lui renvoie sa fille, Marie-Anne-Victoire de Bourbon (1718-1781), surnommée
l'Infante-Reine, fiancée de Louis XV. Âgée de sept ans, elle est trop jeune pour être mère, alors que la France a rapidement besoin d'un dauphin. Philippe V se rapproche alors de l'Autriche, obtenant par le traité de Séville de 1729 Parme et Plaisance pour ses fils. Au sortir de la guerre de Succession de Pologne, ces villes sont remplacées par Naples et la Sicile (1738). Enfin, il s'engage dans la guerre de Succession d'Autriche suite aux tensions nées de l'essor maritime de l'Espagne. Il meurt le 9 juillet 1746. Son fils Ferdinand VI d'Espagne lui succède.

Voir aussi


- Histoire d'Espagne Philippe 05 d'Espagne Philippe 05 d'Espagne Philippe 05 d'Espagne Philippe V d'Espagne Philippe V d'Espagne ja:フェリペ5世 (スペイン王)


Philippe d'Orléans (1674-1723)

en:Philip II, Duke of Orléans] Philippe d'Orléans, petit-fils de France, duc d'Orléans, duc de Valois, duc de Chartres, duc de Nemours et duc de Montpensier, né le 2 août 1674 à Saint-Cloud, mort à Versailles le 2 décembre 1723, régent du royaume de France pendant la minorité de Louis XV. Le Régent.

Sa vie

Fils de Monsieur (frère de Louis XIV) et de la princesse Palatine, Philippe d'Orléans est d'abord titré duc de Chartres. Il reçoit une éducation soignée, principalement tournée vers la chose militaire et diplomatique, comme il sied à un petit-fils de France. Il s'intéresse particulièrement à l'histoire, la géographie, la philosophie et les sciences. Contrairement à son oncle et à son père, il monte mal, se montre mauvais danseur et n'aime pas la chasse. En revanche, il a la prodigieuse mémoire de son oncle : très tôt, il connaît sur le bout des doigts les mémoires et généalogies des grandes familles de la cour. Il en a aussi la grande capacité de travail et l'intelligence. On évoque très tôt son mariage. Dès 1688, Louis XIV (qui supervise généralement les mariages des petit-fils de France) fait allusion à Mademoiselle de Blois, bâtarde légitimée. L'idée est soutenue par l'abbé Dubois, précepteur du jeune homme. Monsieur, puis l'intéressé se laissent gagner malgré l'opposition farouche de la Palatine. Au lendemain de la « déclaration », au moment du baisemain du soir, le duc de Chartres est giflé par sa mère, devant toute la cour. Celle-ci ne lui pardonnera jamais cette union. Le 9 janvier 1692, il se marie. L'année précédente, il avait commencé la carrière des armes aux Pays-Bas, aux côtés de Louis XIV. Très vite, il s'avère un bon officier, aimé de ses soldats, enchaînant les campagnes. En 1693, il se distingue par une brillante conduite à Mons, à Steinkerque et à Neerwinden. Il se montre également très critique vis-à-vis de la stratégie de l'armée de Flandre. Ses quelques initiatives, de portée certes modeste, s'avèrent en revanche des succès. À la cour, les comparaisons fusent avec le Grand Condé, ce qui lui attire la jalousie des princes du sang. Désireux de calmer le jeu, Louis XIV rappelle tous les princes en 1697. le duc de Chartres vit cette décision comme un camouflet personnel : on ne lui accorde aucun grand gouvernement, au rebours des bâtards, et on le prive de grand commandement. Il sait que son oncle désapprouve sa conduite : depuis l'adolescence, il fréquente les milieux libertins et mène une vie dissolue, ce qui conduit le dévot duc de Saint-Simon, son ami d'enfance, à s'en écarter. Il reçoit, à la mort de son père, le titre de duc d'Orléans. Rappelé à l’armée lors des campagnes difficiles de la Guerre de Succession d'Espagne, il prouve sa bravoure à Turin en 1706. Après avoir été écarté des successions possibles, en France comme en Espagne, il intrigue. Son ambition mal déguisée et son goût pour la chimie le font soupçonner d’avoir contribué aux morts du dauphin et de sa famille. Louis XIV lui témoigne froideur et défiance et lui impose, par son testament secret, la présence des légitimés dans le Conseil de régence.

Son avènement

À la mort de Louis XIV, le duc d'Orléans fait casser le testament par le Parlement (septembre 1715) qui le reconnaît comme seul régent, ce qui lui permet de réorganiser le Conseil à son gré, de ménager le Parlement (polysynodie), de séduire les Français par une politique nouvelle : la paix est rétablie. Il soutient les jansénistes, abandonne la cause des Stuarts, tente de rétablir les finances et l'économie avec les audaces de Law. Mais il s'impose aux parlements et aux légitimés (septembre 1718), prend les armes contre l'Espagne dans une alliance avec Londres et Vienne (janvier 1719). Le régent n'a rien changé à sa vie frivole. Le Palais-Royal est le théâtre de ses abandons à la paresse et à la débauche en compagnie de ses « roués » (méritant le supplice de la roue), « fanfarons d’incrédulité et de crimes » ; les petits soupers y tournent à l'orgie. La complicité de abbé Dubois, son ancien précepteur, devenu archevêque, cardinal et ministre, est entière dans ce mépris des vertus publiques et privées.

Le sacre de Louis XV et la mort de Philippe d'Orléans

Mais quand les calamités fondent sur le royaume : incendies, peste de Marseille, effondrement du système de Law, le pays souffre et gémit, on accuse l'irréligion du régent. La sagacité et la finesse de abbé Dubois dans les affaires, l'énergie intermittente du régent et l'absence de toute opposition organisée font que la monarchie reste debout. Louis XV est sacré en février 1723 et il garde Philippe d'Orléans comme ministre jusqu'à la mort de ce dernier, survenue à la fin de la même année.

L'artiste

Philippe d’Orléans a composé deux opéras, Hypermnestre et Panthée, peint et gravé avec talent (on lui doit les illustrations d'une édition de Daphnis et Chloé). Il achète pour sa couronne le Régent, le diamant réputé le plus beau d’Europe.

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des seigneurs puis princes de Joinville
- Régence ;
- polysynodie, système de Law ;
- conspirations sous la Régence : conspiration de Cellamare, conspiration de Pontcallec.

Bibliographie


- Jean Meyer, Le Régent, Ramsay, 1985 (ASIN 2859564047);
- Jean-Christian Petitfils, Le régent, Paris, Fayard, 1996 (ISBN 2213017387) ;
- Michel Antoine, Louis XV, Hachette, (coll. « Pluriel »), 1997 (ISBN 2012788602). Catégorie:Dynastie des Bourbons Philippe d'Orléans Philippe d'Orléans

Louis XIV

Concernant le groupe de rock du même nom, voir Louis XIV (groupe). Louis XIV (groupe))]] Louis XIV (Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638Versailles, 1 septembre 1715) fut, du 14 mai 1643 jusqu'à sa mort, roi de France et de Navarre, le troisième de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne. Il reste le chef d'État qui a régné le plus longtemps sur la France.

Biographie

L'enfance

Sa naissance au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye apparut comme miraculeuse, se produisant après 23 ans d'un mariage sans enfant de ses parents Louis XIII et Anne d'Autriche. Il fut prénommé Louis Dieudonné, car on voyait en sa venue une grâce du ciel après le vœu de Louis XIII (consécration de la France à la Vierge Marie en août 1638) et reçu le titre de premier fils de France et le titre plus traditionnel de Dauphin de Viennois. Il fut suivi, deux ans plus tard, par Philippe, d'abord titré duc d'Anjou, puis duc d'Orléans. Quand Louis XIII meurt, Louis XIV hérite de la couronne à l'âge de 4 ans. Sa mère, Anne d'Autriche, devient régente mais confie tous les pouvoirs à son premier ministre, le Cardinal Mazarin en dépit de la désapprobation des cercles politiques français de l'époque qui n'appréciait pas beaucoup qu'un italien dirige la France. Initié aux arts par Mazarin (qui était aussi son parrain), Louis XIV est sensible à la peinture, l'architecture, la musique et surtout la danse (qui était à l'époque une composante essentielle de l'éducation d'un gentilhomme). On dit que le jeune Louis s'entrainait à danser environ deux heures par jour de l'âge de 7 à 27 ans ! Il adorait aussi le Jeu de paume. Louis XIV entre au conseil en 1650, il n'a alors que 12 ans. C'est la période de la la Fronde qu'il vit mal. En réaction, il s'appliquera plus tard à affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les obligeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe. Louis XIV est sacré officiellement roi le 7 juin 1654 à Reims mais il laisse le gouvernement à Mazarin, tandis qu’il continue sa formation militaire auprès de Turenne.

Sa vie amoureuse

Après la signature du Traité des Pyrénées en 1659, Louis XIV accepte d'épouser l'infante Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683), fille de Philippe IV, roi d'Espagne, et d'Élisabeth de France le 9 juin 1660 à Saint-Jean-de-Luz. Il en eut cinq enfants :
- Louis de France (1661-1711), dit le Grand Dauphin ;
- Marie-Thérèse (1667-1672) ;
- Anne-Elisabeth (1662-1662) ;
- Louis de France (1667-1683) ;
- Marie-Anne (1664-1664). Louis XIV eut de nombreuses maîtresses, parmi lesquelles Louise de La Vallière, Angélique de Fontanges, Madame de Montespan, et Madame de Maintenon (qu'il épousa secrètement après la mort de la reine, sans doute en 1684). Adolescent, il a connu avec une nièce de Mazarin, Marie Mancini, une grande passion platonique, contrariée par le cardinal, qui, conscient des intérêts de la France et des siens, voulait lui faire épouser l'infante d'Espagne. On dit souvent que Mademoiselle Catherine de Beauvais, surnommée Cateau La Borgnesse, a eu l'honneur de déniaiser le roi, mais les historiens en doutent fortement. Cependant, cette femme issue de peu eut l'extrême honneur de recevoir un cadeau étonnant d'Anne d'Autriche (la Reine mère) : elle a été payée en pierres qui devait servir pour les travaux du Louvre et elle s’est construit un hôtel particulier à Paris avec son matériaux, aujourd’hui place des Vosges, le n°68, l'hôtel de Beauvais. Il eut par contre une longue relation avec une petite blanchisseuse du Louvre. Plus tard, grand amateur de femmes, il fit aménager des escaliers secrets dans Versailles pour rejoindre ses différentes maîtresses. Ces liaisons irritaient un parti de dévôts. Bossuet, Madame de Maintenon tentèrent de ramener le roi à plus de vertu. Un changement d'ambiance fut perceptible à Versailles, et certains mémorialistes l'ont déploré.

Fin de règne

Des problèmes de succession et la santé dégradée du roi assombrirent la fin de son règne. Il perdit en 1711 son fils Louis de France (le Grand Dauphin). L'année suivante son petit-fils le duc de Bourgogne (devenu dauphin) et le fils aîné de celui-ci moururent de la variole. Le Grand Dauphin avait deux autres fils. L'un d'entre eux, roi d'Espagne sous le nom de Philippe V, dut renoncer à ses droits à la succession du trône de France à l'issue de la guerre de Succession d'Espagne, par le traité d'Utrecht. Quant à l'autre, le duc de Berry, il mourut en 1714. Hormis le roi d'Espagne, le seul descendant mâle légitime de Louis XIV était alors le duc d'Anjou, fils cadet du duc de Bourgogne et arrière-petit-fils de Louis XIV, un petit garçon de santé fragile né en 1710. Comme il ne restait qu'un petit nombre de princes du sang dans d'autres branches, Louis XIV décida de renforcer la famille royale en donnant le droit de succession au duc du Maine et au comte de Toulouse, deux fils illégitimes qu'il avait eu de Madame de Montespan. Louis XIV mourut le 1 septembre 1715 de la gangrène sénile à la jambe, entouré de ses courtisans, apres avoir agonisé pendant deux ou trois jours. Sur son lit de mort, il déclara : « Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. » Son règne avait duré 72 ans et 100 jours. Il fut enterré dans la basilique Saint-Denis, profanée lors de la Révolution. Son arrière-petit-fils le duc d'Anjou, âgé de cinq ans, devint roi sous le nom de Louis XV, la régence étant exercée, durant sa minorité, par le duc d'Orléans, neveu et gendre de Louis XIV.

Politique

duc d'Orléans

Louis Le Grand

Également connu sous le nom de « Roi Soleil » ou encore Louis le Grand, il renforça la monarchie en France, comme le résume la citation apocryphe « l'État, c'est moi ! » ; elle devient monarchie absolue de droit divin. Cette phrase est de plus en plus contestée par les historiens, en particulier du fait que son règne a été marqué par de grandes avancées en droit public dans la distinction de la personne physique du roi et de l'État allant totalement à l'encontre de l'amalgame de cette phrase entre l'homme et sa fonction. Cela dit, à la mort de Mazarin, sa première décision fut de supprimer le poste de premier ministre et de prendre personnellement le contrôle du gouvernement. Louis XIV était complexée par sa taille (entre 1,65 et 1,70 mètre). C'est pour cette raison qu'il portait des hauts talons et qu'il mit à la mode les hautes perruques qui lui permettait d'atteindre les 1,80 m. C'est aussi peut être ce complexe qui lui fit choisir comme emblême le soleil. Il voulait que lui comme la France devienne le centre du Monde à tel point qu'il permettait aux courtisans de suivre ses journées pas à pas comme s'il s'agissait d'un spectacle permanent.

Le rayonnement du Roi Soleil

Le règne de Louis XIV fut caractérisé par la domination culturelle de la France. Le français s'imposa comme le langage de l'aristocratie et de la diplomatie au puis au , en particulier en Russie. C'est également sous son règne que les seules colonies où une population de souche française parlant encore aujourd'hui le français ont été développées, soient l'Acadie et la Nouvelle-France (aujourd'hui le Québec) au Canada. Quand,à la mort de Mazarin en 1661, Louis XIV prend effectivement le pouvoir, les finances de la France se sont bien remises des dépenses liées à la la Fronde de 1648. Bien qu'on le doive en grande partie à la bonne gestion de Nicolas Fouquet, celui-ci est arrêté par d'Artagnan en 1661 pour enrichissement personnel et remplacé après 3 ans de procès par Jean-Baptiste Colbert en 1665. Le Roi Soleil semble dés lors vouloir imiter la vie fastueuse de Fouquet. Il se montre extrêmement dépensier en allouant des sommes immenses aux frais de la cour royale. Il se comporte en mécène et patron des arts en finançant les grandes figures culturelles de l'époque tels que Molière, le musicien Jean-Baptiste Lully ou le décorateur Charles Le Brun et le jardinier Le Nôtre. Il place l'Académie française sous son contrôle et devient son "protecteur". Il dépense aussi d'importantes sommes dans l'amélioration du Louvre avant de finalement choisir le château de Versailles comme résidence royale. Il y emménagera en 1682 après plus de 20 ans de travaux de rénovation et d'agrandissement.

Les grandes réformes

La première partie du règne de Louis XIV est marqué par de grandes réformes administratives. En 1685, il révoque l'Édit de Nantes promulgué moins d'un siècle plus tôt par son grand-père Henri IV, ce qui entrainera l'exil de 200 000 personnes vers les pays protestants. Il crée le Code Louis en 1667, sorte de code civil, le Code Criminel en 1670, Code Forestier, Edit sur les classes de la marine en 1669, ordonnance de commerce en 1673. En 1674, l'île de la Martinique fut achetée par le gouvernement français à une entreprise française privée qui l'avait acquise en 1635. En 1689, Louis XIV promulgua le « Code noir », autorisant le plein usage des esclaves dans les colonies. Le code noir, vu par ses détracteurs comme une institutionnalisation de l'esclavage, a été conçu pour limiter les sévices et donner un statut aux esclaves qui n'étaient avant ce code qu'un bien, au même titre qu'une chaise. Avec ce code, il leur est reconnu un droit à la propriété limité mais existant, un droit à la retraite avec la vieillesse, une obligation de bon traitement pour les propriétaires et l'obligation de bien les nourrir. Le code a donc accordé un cadre à la traite des noirs de l'époque.

Révocation de l'édit de Nantes

L'édit de Nantes est un édit (loi) signé à Nantes le 13 avril 1598 par le roi de France Henri IV, autorisant la liberté de culte aux protestants dans certaines limites, et leur accordant certaines places fortes militaires. Le versant militaire de l'édit de Nantes, a savoir la possibilité pour les protestants de conserver des places fortes militaires, avait été révoqué sous le règne de Louis XIII. Le versant religieux de l'édit de Nantes fut révoqué par Louis XIV en 1685 (édit de Fontainebleau, contresigné par le chancelier Michel Le Tellier). Le protestantisme devenait dès lors interdit sur le territoire Français. Cette révocation entraîna l'exil de beaucoup de huguenots, affaiblissant l'économie française au bénéfice des pays protestants qui les ont accueillis (Angleterre, Allemagne, Suisse, Pays-Bas et ses colonies, comme celle du Cap). On parle (très approximativement) de 200.000 exilés, dont beaucoup d'artisants ou de membres de la bourgeoisie. La révocation de l'édit de Nantes a aussi eu pour conséquences indirectes des soulèvements de protestants (comme la guerre des camisards) et une très forte érosion du nombre des protestants vivant en France, par l'exil ou la conversion progressive au Catholicisme.

Louis le Guerrier

Le roi laisse Colbert gouverner et avec l'aide de Michel Le Tellier puis du Marquis de Louvois, il réorganise l'armée : unification des soldes, création de l’Hôtel des Invalides. Il demande à Vauban de construire une ceinture de fortifications autour du territoire. Il dispose alors d'une armée de 300 000 hommes et engage la France dans 4 guerres majeures :
- en 1665, la guerre de Dévolution
- en 1672, la guerre de Hollande
- en 1688, la guerre de la ligue d'Augsbourg (également appelée guerre de Neuf Ans)
- en 1701, la guerre de Succession d'Espagne Cependant, l'état de guerre permanent mena l'État à la banqueroute, le forçant à lever de lourds impôts sur la paysannerie. Selon l'historien français Alexis de Tocqueville, la transformation de la noblesse en courtisans, couplé avec une bourgeoisie qui pouvait s'exprimer mais qui n'avait pas accès au pouvoir politique contribua aux futures instabilités politique, sociale et économique, qui menèrent à la Révolution française. Au début de son règne l'autre grande puissance en Europe était l'Espagne alors que le Royaume-Uni, en particulier l'Angleterre, était devenu le concurrent le plus redoutable à la fin.

Personnalités du règne de Louis XIV

Voir aussi

Articles connexes


- Louis XIV, ascendance sur trois degrés
- Louis XIV, descendance (ébauche de tableau de descendance)
- Absolutisme
- Bourbons

Bibliographie


- Biographies
  - Yves Marie Bercé, Louis XIV , Cavalier Bleu coll Idées reçues, 2005, (ISBN 2846701229) ;
  - Lucien Bély, Louis XIV premier d'entre les rois, Gisserot, coll. Histoire, 2005,(ISBN 287747772X ) ;
  - François Bluche, Louis XIV, Hachette, coll. « Pluriel », 1999 (1 édition 1986) (ISBN 2012789870) ;
  - Jean Christian Petitfils, Louis XIV, Tallandier, 2001, (ISBN 2235023142 )
  - Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, Perrin, 1995 (ISBN 2262018669) ;
  - Gérard Sabatier, Versailles ou la figure du roi, Albin Michel, coll. « Bibliothèque des idées », 1999 (ISBN : 222610472).
- Synthéses
  - Olivier Chaline, Le régne de Louis XIV, Flammarion, 2005 (ISBN 2082105180) ;
  - Pierre Goubert, Le siécle de Louis XIV, Livre de Poche, coll. « Référence », 1998 (ISBN 2253905453) ;
  - Joel Cornette, Chronique du règne de Louis XIV , SEDES, coll. Regards sur l'Histoire, 1997 (ISBN 2718190116) ;
  - Hubert Methivier, Le siécle de Louis XIV , PUF, coll. Que sais Je, 1995 (ISBN 2253905453) ;
  - André Corvisier, La France de Louis XIV Ordre intérieur et place en Europe SEDES, coll. Regards sur l'Histoire, 1994 (ISBN 2718136766 ) ;
  - François Bluche, Le temps de Louis XIVHachette, coll Vie quotidienne, 1994 (ISBN 2012351050) ;
  - Ragnhild Hatton, L'Époque de Louis XIV, Flammarion, 1992 (1 édition 1969) (ASIN 2080609904) ;
  - Robert Mandrou, Louis XIV en son temps, PUF, coll Peuples et Civilisations, 1990 (ISBN 2130358640)
- Monographies
  - Faruk Bilici, Louis XIV et son projet de conquête d'Istanbul,Turk Tarih Kurumu, 2004 (ISBN 9751617014)
  - Daniel Dessert, 1661, Louis XIV prend le pouvoir Naissance d'un mythe ?, Complexe, coll poche, 2000 (ISBN 287027792X) ;
  - Hervé Hasquin, Louis XIV face à l'Europe du Nord, Racines, coll.Racines de l'Histoire, 1995 (ISBN 2873863900 ) ;
  - Peter Burke, Louis XIV : les stratégies de la gloire, Seuil, 1998 (1 édition 1995 (ISBN 2020206382) ;
- Pierre Goubert, Louis XIV et vingt millions de français, Hachette, coll. « Pluriel », 1998 (1 édition 1970) (ISBN 201278870X) ;
  - Jean Meyer, 1638 la naissance de Louis XIV, Complexe, coll. Mémoire des Siécles, 1989 (ISBN 2870273037) ;

Liens externes


- [http://www.gmarchal.net/godsavetheking.htm Dieu sauve le Roi ! (Loulou la fistule...)], par Gilles Marchal
- [http://www.chateauversailles.fr/fr/210_Louis_XIV_le_Roi_Soleil.php Biographie] sur le site du [http://www.chateauversailles.fr/ château de Versailles] Louis France 14 Louis 14 Louis 14 Louis 14 Louis 14 Louis 14 Louis 14 ja:ルイ14世 (フランス王) ko:루이 14세 simple:Louis XIV of France th:พระเจ้าหลุยส์ที่ 14 แห่งฝรั่งเศส

1715

Catégorie:1715
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Événements


- 2 septembre : Le Parlement de Paris déclare Philippe d'Orléans régent.
- 19 février : La délégation persane, après bien des péripéties, se rend de Paris à Versailles pour l'audience royale dans un fastueux cortège pour porter les présents du Shah de Perse Hussein Ier et la lettre du souverain persan enveloppés dans une étoffe de soie à fleurs d'or au roi de France Louis XIV, qui se montra, parait-il déçu de la faible importance des présents : des perles, des turquoises, deux petites boîtes d'or et de la baume de momie.
- 13 août : Signature à Versailles d'un Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse, prévoyant notamment l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.
- 20 octobre : François-Léonor Gouyon, sire de Matignon, duc de Valentinois, pair de France, épousa Louise Grimaldi, fille aînée d'Antoine Grimaldi, prince de Monaco, avec la condition de prendre, lui et ses successeurs, le nom et les armes des Grimaldi, ceuc-ci n'ayant pas d'enfant mâle en mesure de succéder au prince Antoine.
- 2 décembre : Hagopdjan de Deritchan, le nouveau consul de Perse arrive à Marseille pour rejoindre son poste.
- Conquête du Banat et de la Voïvodine par les Autrichiens sur les Turcs (1715-1718).
- Début du règne de Louis XV, roi de France (fin en 1774).
- La Chine s'empare de la Mongolie et de l'est du Turkestan.
- Philippe II, duc d'Orléans devient régent de France.
- Le Régent met en place la polysynodie, qui associe la haute noblesse aux décisions (elle sera abandonnée en 1718).
- Reprise de Nauplie par les Turcs sur Venise.
- Soulèvement en Écosse des Jacobites, partisans de Jacques Édouard Stuart, fils de Jacques II d'Angleterre et prétendant aux trônes d'Angleterre et d'Écosse.
- L'Ecossais John Law fonde une banque émettant des billets
- Établissement d'un consulat de Perse à Marseille, l'un des premiers consulats étrangers en France, confié par le shah de Perse Hussein à Hagopdjan de Deritchan, qui restera en poste jusqu'en 1728.

Naissances en 1715


- 12 janvier : Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste français
- 3 avril : William Watson physicien et botaniste britannique
- 30 septembre : Étienne Bonnot de Condillac, Philosophe, académicien français (fauteuil 31)

Décès en 1715


- 7 janvier : Fénelon (François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon), homme d'église et écrivain français, archevêque de Cambrai. (° 6 août 1651).
- 1 septembre : Louis XIV de France ko:1715년 ms:1715 simple:1715

Parlement de Paris

Catégorie:Ancien Régime Catégorie:Moyen Âge Le Parlement de Paris est une institution de l'Ancien Régime français. Il fait partie des « cours souveraines », rebaptisées « cours supérieures » à partir de 1661 (début du règne personnel de Louis XIV). Issu de la Curia regis médiévale, le Parlement apparaît au milieu du et prend progressivement son autonomie pour juger le contentieux sous forme d'un organe spécialisé aux sessions régulières, la curia in parlamento, que Saint Louis établit dans l'île de la Cité, à côté du palais royal, et qui reçoit sa première réglementation générale avec une ordonnance de Philippe III le Hardi en 1278. À partir du , d'autres parlements furent créés en province. Néanmoins, celui de Paris demeura la plus importante cour du royaume. On le mentionnait souvent simplement par « le Parlement ».

Rôle

Attributions judiciaires

Le Parlement bénéficie de la justice déléguée, qui lui permet de rendre ses arrêts au nom du Roi. Représentant le Roi au plus haut niveau dans ses prérogatives judiciaires, il jouit d'une compétence étendue à tout le royaume. En 1278, est d'ailleurs créée au sein du Parlement de Paris une section chargée des causes venues «de la terre qui est gouvernée par droit écrit», c'est-à-dire le Midi de la France. Le Parlement est une cour souveraine, c'est-à-dire que ses décisions ne sont pas susceptibles d'appel. Mais le Roi peut présider la cour, en modifier les sentences, interrompre une procédure ou évoquer une affaire devant son Conseil. Sur requête d'un plaideur, présentée par un des maîtres des requêtes de l'hôtel, il peut casser l'arrêt pour erreur et renvoyer l'affaire devant la cour pour que celle-ci statue à nouveau (procédure qui est l'ancêtre de la cassation). Le Parlement juge en première instance les causes concernant les vassaux du Roi. A partir de 1278, néanmoins, la plupart de ces causes sont portées devant les bailliages et les sénéchaussées, et seuls les grands féodaux ou ceux qui jouissent d'un privilège personnel reçu du Roi relèvent du Parlement. Le Parlement juge en appel des décisions des juridictions royales inférieures (bailliages, prévôtés) et des jusices seigneuriales.

Attributions non judiciaires

Le Parlement conserve des attributions proprement administratives : surveillance des administrateurs locaux, participation à l'éduction de certaines ordonnances. Le Roi le consulte fréquemment sur sa politique, notamment en période de crise, l'invite à participer aux réformes judiciaires ou administratives qu'il met en œuvre. Pour combler les lacunes de la loi ou fixer les règles de procédure applicables devant lui, le Parlement peut rendre des arrêts de règlement. Enfin, il enregistre les ordonnances et édits royaux, ce qui les rend opposables dans les décisions de la Cour (cette formalité équivaut en quelque sorte à la publication au Journal officiel). Si le Parlement jugeait la loi non conforme à l'intérêt de l'État, il dispose d'un droit de remontrance, qui lui permet de refuser de l'enregistrer et de présenter des observations au Roi. Il existait trois degrés : la « remontrance » proprement dite, la « représentation » et le plus simple, la lettre. Pour imposer sa volonté au Parlement, le roi pouvait dans un premier lieu émettre une lettre de jussion qui ordonnait expressement au Parlement d'enregistrer. Si le Parlement s'obstinait encore, il pouvait forcer l'enregistrement et biffer la remontrance sur les registres. C'est ce qu'on appelle un lit de justice.

Composition et organisation

Jusqu'à la fin du , le parlement comprend des prélats et barons du royaume, des officiers palatins et des agents locaux du roi, baillis ou sénéchaux, autour d'officiers professionnels, les maîtres et conseillers du parlement, recrutés pour l'essentiel parmi les légistes du Conseil du Roi. Progressivement, ces derniers éclipseront les autres catégories de membres et assureront seuls le fonctionnement du Parlement. La chambre au plaid, devenue ensuite la Grand-Chambre, est le cœur du parlement. En principe, elle juge tous les procès. Le roi vient y tenir ses lits de justice. Le Parlement y siège « toutes chambres assemblées » pour les décisions importantes. Mais très tôt, le Parlement se spécialise dans ses structures. L'ordonnance de 1278 distingue déjà plusieurs chambres. On distingue :
- les chambres des enquêtes, chargées des enquêtes judiciaires (il en exista jusqu'à cinq, au ), où l'on instruit les affaires
- la chambre des requêtes (unique sauf de 1580 à 1771), juridiction chargée de juger les personnes bénéficiant de lettres de commitimus (privilège de juridiction) et les établissements ecclésiastiques bénéficiant de lettres de « garde gardienne »
- la Tournelle, ou chambre criminelle, connaissant des affaires de grande criminalité entraînant la peine de mort, la condamnation aux galères ou le bannissement
- une chancellerie. Des chambres temporaires pouvaient venir s'y ajouter. Ce fut le cas de la Chambre ardente créée en 1679 pour instruire l'Affaire des poisons.

Bibliographie


- F. Aubert, Histoire du Parlement de Paris, Paris, 1894, 2 vol.

1714

ko:1714년 ms:1714 Catégorie:1714
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---- Cette page concerne l'année 1714 du calendrier grégorien.

Événements


- 7 janvier : Invention de la machine à écrire par Henry Mill d'Angleterre.
- 15 mars : Hagopdjan de Deritchan, Arménien de Nation, le plus riche marchand de cette contrée, choisi par le khan d' Erevan pour accompagner l'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg, quitte cette ville et prend la route de l'Europe pour transporter des présents du Shah de Perse Hussein Ier au roi de France Louis XIV.
- 11 septembre : Barcelone tombe sous les armées coalisées d'Espagne et de France, par suite au retrait des Autrichiens (traité d'Utrecht).
- 23 octobre : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg et dix-huit de ses gens, embarqués clandestinement au port d'Ayas en Cilicie sur un navire français, arrive à Marseille avec des présents du Shah de Perse Hussein Ier au roi de France Louis XIV.
- 28 octobre : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg fait son entrée solennelle dans Marseille, accueilli en grandes pompes par les autorités marseillaises et l'Intendant du roi, qui, pour faire honneur aux présents Shah de Perse, les envoya chercher en cérémonie « dans la maison de l'Arménien qui les avaient apportés ».
- 23 décembre : L'ambassadeur de Perse Méhémet Riza Beg et son équipage, dont Hagopdjan de Deritchan qui deviendra l'année suivante consul de Perse à Marseille, commencent le voyage vers Paris, accompagnés de M. Pidou de Saint-Olon, gentilhomme délégué par le roi, et escortés par un détachement de cavalerie de la Reine et des gardes royaux.
- Ahmed Bey se rend indépendant des Ottomans et fonde la dynastie karamanli à Tripoli.
- Début du règne de Georges I d'Angleterre (fin en 1727). Hanovre et Angleterre sont réunis.
- Début du règne de Taninganway Min de Birmanie (fin en 1733).
- Fin de la quatrième Guerre de Louis XIV de France.
- Le Luxembourg passe sous le contrôle des Habsbourg d'Autriche.
- Le philosophe et savant allemand Wilhem Leibnitz rédige en français son œuvre majeure « La Monadologie ».
- Le luthier italien Antonio Stradivari souvent appelé Stadivarius construit ses violons à Crémone.
- Le physicien allemand Daniel Fahrenheit construit son thermomètre à mercure.
- Edmond Halley découvre l'Amas d'Hercule.

Naissances en 1714


- 6 juin : Joseph I du Portugal
- 17 juin : César-François Cassini, astronome français
- 2 juillet : Christoph Willibald Gluck, compositeur, allemand, († 1787).

Décès en 1714


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Louis XIV

Concernant le groupe de rock du même nom, voir Louis XIV (groupe). Louis XIV (groupe))]] Louis XIV (Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638Versailles, 1 septembre 1715) fut, du 14 mai 1643 jusqu'à sa mort, roi de France et de Navarre, le troisième de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne. Il reste le chef d'État qui a régné le plus longtemps sur la France.

Biographie

L'enfance

Sa naissance au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye apparut comme miraculeuse, se produisant après 23 ans d'un mariage sans enfant de ses parents Louis XIII et Anne d'Autriche. Il fut prénommé Louis Dieudonné, car on voyait en sa venue une grâce du ciel après le vœu de Louis XIII (consécration de la France à la Vierge Marie en août 1638) et reçu le titre de premier fils de France et le titre plus traditionnel de Dauphin de Viennois. Il fut suivi, deux ans plus tard, par Philippe, d'abord titré duc d'Anjou, puis duc d'Orléans. Quand Louis XIII meurt, Louis XIV hérite de la couronne à l'âge de 4 ans. Sa mère, Anne d'Autriche, devient régente mais confie tous les pouvoirs à son premier ministre, le Cardinal Mazarin en dépit de la désapprobation des cercles politiques français de l'époque qui n'appréciait pas beaucoup qu'un italien dirige la France. Initié aux arts par Mazarin (qui était aussi son parrain), Louis XIV est sensible à la peinture, l'architecture, la musique et surtout la danse (qui était à l'époque une composante essentielle de l'éducation d'un gentilhomme). On dit que le jeune Louis s'entrainait à danser environ deux heures par jour de l'âge de 7 à 27 ans ! Il adorait aussi le Jeu de paume. Louis XIV entre au conseil en 1650, il n'a alors que 12 ans. C'est la période de la la Fronde qu'il vit mal. En réaction, il s'appliquera plus tard à affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les obligeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe. Louis XIV est sacré officiellement roi le 7 juin 1654 à Reims mais il laisse le gouvernement à Mazarin, tandis qu’il continue sa formation militaire auprès de Turenne.

Sa vie amoureuse

Après la signature du Traité des Pyrénées en 1659, Louis XIV accepte d'épouser l'infante Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683), fille de Philippe IV, roi d'Espagne, et d'Élisabeth de France le 9 juin 1660 à Saint-Jean-de-Luz. Il en eut cinq enfants :
- Louis de France (1661-1711), dit le Grand Dauphin ;
- Marie-Thérèse (1667-1672) ;
- Anne-Elisabeth (1662-1662) ;
- Louis de France (1667-1683) ;
- Marie-Anne (1664-1664). Louis XIV eut de nombreuses maîtresses, parmi lesquelles Louise de La Vallière, Angélique de Fontanges, Madame de Montespan, et Madame de Maintenon (qu'il épousa secrètement après la mort de la reine, sans doute en 1684). Adolescent, il a connu avec une nièce de Mazarin, Marie Mancini, une grande passion platonique, contrariée par le cardinal, qui, conscient des intérêts de la France et des siens, voulait lui faire épouser l'infante d'Espagne. On dit souvent que Mademoiselle Catherine de Beauvais, surnommée Cateau La Borgnesse, a eu l'honneur de déniaiser le roi, mais les historiens en doutent fortement. Cependant, cette femme issue de peu eut l'extrême honneur de recevoir un cadeau étonnant d'Anne d'Autriche (la Reine mère) : elle a été payée en pierres qui devait servir pour les travaux du Louvre et elle s’est construit un hôtel particulier à Paris avec son matériaux, aujourd’hui place des Vosges, le n°68, l'hôtel de Beauvais. Il eut par contre une longue relation avec une petite blanc